Louis Petit

Pseud.: LOU-PÉ ; Lou...pé... ; P. ; T.

Luxembourg -


Photo: Louis Petit
In: Jonghémecht 4 (1930), 5/6/7, S. 174

Louis Petit grandit à Luxembourg, y fréquenta l’école primaire et l’Athénée. Après avoir pris des cours de musique, de piano et de violon au Conservatoire de Luxembourg, tout comme des cours privés d’harmonie, de composition et d’orchestration auprès de Fernand Mertens, il entreprit des voyages d’études à Paris, Wiesbaden et Vienne. En 1916, il devint chef d’orchestre et professeur privé à Esch/Alzette et fonda, la même année, la société de chant et de théâtre  Alstadtkanner. À partir de 1921, il était chargé de cours de chant et de musique, puis professeur de chant au Lycée de jeunes filles et à l’école industrielle d’Esch/Alzette. De 1923 à 1953, il enseigna à l’école de musique, nouvellement fondée à Esch/Alzette. En 1943, après s’être engagé pour l’hymne national, il dut abandonner son poste aux écoles d‘Esch/Alzette. De 1917 à 1942, il était chef d’orchestre de la chorale pour hommes Uelzecht, qu’il dirigeait comme directeur de chant à partir de 1947. Temporairement (Sporadiquement), il dirigea également le chœur pour dames de la section de l‘ „AIliance française“. À partir de 1933, il était membre du jury de l‘Union Grand-Duc Adolphe UGDA), dont il fut le directeur de musique de chant à partir de 1946.

De nombreuses manières, Louis Petit était actif dans le domaine de l’éducation musicale. Comme président de Union Grand-Duc Adolphe UGDA, il rédigea des textes sur l’éducation musicale au Luxembourg (Über Wesen und Technik des Chorgesangs, Musikalische Entwicklung des Kindes). Il fut donc logique que le chœur des enfants porta son nom: Chorale enfantine Louis Petit. Louis Petit était avant tout actif comme compositeur. Entre 1913 et 1951, environ cinquante œuvres: (œuvres) spirituelles et laïques, chansons de piano, duos et mélodies, chants d’orchestre, tout comme des œuvres pour orchestre à cuivre et à cordes virent le jour. Il écrivit le libretto pour l’opérette en trois actes Eng Summerkur am Möllerdall (1921) de Franz Gilson. Pendant la deuxième Guerre mondiale, après avoir écouté le discours de Grande-Duchesse Charlotte sur BBC, il composa Patriae fideles. D’autres pièces, telles Pie Jesu et Mir bieden fir ons Jongen (texte: Emile Pauly) racontent le sort des soldats enrôlés de force au sein dans les troupes allemandes (de la Wehrmacht). La chanson Mei klengt léft Letzebuerg est dédiée à l‘organisation Ons Jongen et fut présentée pour la première fois en 1945 à Esch/Alzette, à l’occasion de l’anniversaire de la Grande-Duchesse.

Louis Petit rédigea ses propres textes, tels p.ex. pour l’œuvre vocale Verlângeren (1913), Manyla (1915), Rosalie (1917), Trara-Trara, Komm éch bestuôden déch!Bôkemeilchen (1931), Onst Land (1934), Colombine (1936) ou Mort d’un Lorrain (1915). Dix chansons de Louis Petit furent reprises dans le recueil Hémechtsweisen (1949). La pièce de théâtre A Leschter Stonn, corédigée par Louis Petit et Jacques Koerperich, fut représentée en 1914 par la troupe de théâtre  Alstadtkanner, dans le cadre d’une soirée musico-dramatique à l‘ Hôtel Brosius. La pièce relate du désir de mariage des deux sœurs d’un propriétaire de fabrique, canevas construit autour de la recherche d’un professeur privé pour des cours de musique et d’art. Les caractéristiques des comédies, tels le manque d’argent, l’addiction aux jeux, le détournement de fonds, le mauvais emploi (l’emploi erroné) de mots d’origine étrangère et d’intrigues sont celles des comédies musicales. Louis Petit y montre la conception paternaliste du propriétaire de fabrique envers son entreprise.

 Louis Petit a mis en musique des chansons de Goethe, Octave Crahay (Les deux amis), Willy Goergen (Mein Himmelreich), Victor Hugo (Le Matin), Guillaume Lamesch (An der Friemd), Marcel Reuland (Schlôfliddchen), Demy Schlechter (Den ale Landstreicher, E Wesekand) tout comme D’Léiereche séngt et d‘extraits de Renert de Michel Rodange, qui ont été présentés en 1927 lors de festivités au Lycée des filles  à Esch/Alzette.

En 1935, Louis Petit fut honoré (distingué) par la médaille en argent de l‘Union Grand-Duc Adolphe. En 1949 et en 1952, il reçut l’ordre de mérite de la couronne de chêne de la Société des Sciences, Arts et Lettres.

Claude D. Conter

Études critiques (auteur & œuvre)

Auteur Année Info
Martin Blum
1899-1913 Beiträge zur Literaturgeschichte des Luxemburger Dialektes, oder, Die hauptsächlichen schriftstellerischen Erzeugnisse in diesem Dialekte
Pit Schlechter
1974 Triviales Theater. Untersuchungen zum volkstümlichen Theater am Beispiel des luxemburgischen Dialektdramas von 1894-1940
Loll Weber
1986 Louis Petit, un musicien bien luxembourgeois: In: nos cahiers 7 (1986) 3, p. 79-86.
Guy Schons
1996-1999 Putty Stein und die populäre Musik seiner Zeit 1888-1955. [3 Bde/vol.]

Membre

Nom
Alliance française
UGDA - Union Grand-Duc Adolphe
Dernière mise à jour 03.10.2017