Nous utilisons des cookies essentiels pour vous assurer une meilleure expérience sur notre site web. En savoir plus

Photo : Hélène Tyrtoff


Photo :
© Philippe Matsas/CNL

Hélène Tyrtoff

Tyrtoff-Arndt Hélène
Rueil-Malmaison ()

Hélène Tyrtoff est née en région parisienne d’un père issu de l’émigration russe des années 1920. Elle fréquente l’école primaire à La Celle-Saint-Cloud, puis, en 1985, passe son baccalauréat littéraire à Versailles. Elle accomplit en 1989 une maîtrise de lettres modernes à la Sorbonne et, en 1994, une licence en arts plastiques à Paris. Elle organise des ateliers d’écriture et d’arts plastiques ainsi que des projets pédagogiques en arts plastiques en Île-de-France. De 2004 à 2014, elle s’installe au Luxembourg, où elle enseigne le français dans une école de langues. Elle retourne ensuite en région parisienne, où elle continue d’enseigner le français et donne des cours de tai chi chuan.

Hélène Tyrtoff écrit de la poésie et de la prose poétique en langue française, qu’elle illustre parfois de ses propres dessins. En 2009, elle reçoit le prix d’encouragement à la première publication de la Fondation Servais pour Corps expéditionnaire. Ce texte en prose poétique raconte l’histoire et les impressions de soldats russes volontaires venus se battre aux côtés des troupes françaises lors de la Première Guerre mondiale. Par ce périple en bateau et en train de Moscou à Marseille et Salonique, l’autrice rend un hommage à ses ancêtres et suit les traces de son arrière-grand-père russe. Des photos issues de l’album familial illustrent le volume. L’œuvre est marquée par l’importance du poids de la mémoire familiale apatride et de la guerre. Le deuxième ouvrage d’Hélène Tyrtoff, Mars, gravite autour de la catastrophe de Fukushima. Dans un langage condensé y alternent des moments narratifs et des impressions lancinantes.

En 2018 paraît le livre Jonas Luxembourg, à la prose poétique en partie autobiographique. Hélène Tyrtoff y évoque les dix années passées au Luxembourg et son retour en France. Elle retrace avant tout la situation difficile, puis la rupture totale avec ses enfants adolescents, suivie d’une timide reprise de contact avec sa fille. Les émotions fortes et la douleur des parents sont condensées dans une langue saccadée, alors que l’absence de noms propres crée un certain détachement. Les personnages sont définis par leur rôle essentiel de mère, père, fils, fille, sœur ou frère, sans article ni pronom personnel. Le Jonas du titre fait référence à la fois à un protagoniste de la pièce de théâtre sur le naufrage de migrants en Méditerranée d’Erri De Luca, Le Dernier Voyage de Sindbad, et au personnage biblique et prophète, englouti par la baleine. En 2018, le début de Jonas Luxembourg paraît en traduction espagnole dans Abril.

Le recueil de poésie Retours de lignes (2024) parle lui aussi, entre autres à travers le néologisme « rupt », de guerres, d’histoires de familles brisées, mais aussi de l’espoir qui renaît des pires situations. Le recueil De là (2025) repart à son tour sur les traces d’une histoire familiale et générale, où une langue fantôme cherche les mots qui font défaut pour parler du passé et de ses horreurs. La couverture est ornée d’un dessin « automatique » de l’autrice.

Hélène Tyrtoff collabore par des critiques littéraires, des poèmes et des textes en prose aux périodiques luxembourgeois Tageblatt et Livres-Bücher, transkrit, Le Jeudi, Cahiers luxembourgeois ainsi que dans les revues et sites à l’étranger Traversées, TK21, Inuits dans la jungle ou encore Cahiers Henri Pichette. D’autres textes paraissent dans des anthologies comme En partage. Le Luxembourg d’ici et d’ailleurs (2013), Fragment 3793 (2013), e-gutenberg (2014), 19 10 – PM. Points de rencontre littéraire (2020), Haute tension (Paris 2022) ou encore Diaristes du Luxembourg (2022). En 2001, Tyrtoff crée avec le graveur Ivan Bafoil le livre d’artiste Faustine (2001). Les poèmes Fond d’eau (2005) ainsi que Cordée, Entresol et Akira (tous de 2006) existent uniquement sous forme d’impressions privées. Un des dessins de Tyrtoff orne la couverture de La Pivoine de Cervantès de Lambert Schlechter. En 2016 paraît Atlas Rrose Semoy, un album avec des peintures corporelles et peintures de Sylvain Paris, alias innuit siniswichi, des photos de Martial Verdier et des compositions poétiques manuscrites d’Hélène Tyrtoff. Le livre est issu des résidences artistiques estivales Rrose Semoy [Eros, c’est moi] entre 2013 et 2015 dans la forêt ardennaise belge et française, aux abords de la Semois.

L’autrice est secrétaire de l’association Les Amis d’Edmond Dune et a été engagée dans l’organisation du Printemps des poètes à Luxembourg. En 2012, elle est autrice en résidence au château du Pont d’Oye. En 2014, elle participe au Printemps poétique transfrontalier, résidence d’auteur itinérante de la Grande Région. Elle participe à des séances de lecture de part et d’autre de la frontière, du Marché de la poésie à Paris aux rencontres Word in Progress à Esch-sur-Alzette. Hélène Tyrtoff est membre du PEN Club France.

Cet article est signé Nicole Sahl

Publications

Participations diverses

Collaboration à des périodiques

  • Titre des périodiques
    abril
    Noms utilisés
    Hélène Tyrtoff
  • Titre des périodiques
    Cahiers luxembourgeois (Les). revue libre des lettres, des sciences et des arts
    Noms utilisés
    Hélène Tyrtoff
  • Titre des périodiques
    Jeudi (Le). l'hebdomadaire luxembourgeois en français
    Noms utilisés
    Hélène Tyrtoff
  • Titre des périodiques
    Livres-Bücher. Un supplément du Tageblatt
    Noms utilisés
    Hélène Tyrtoff
  • Titre des périodiques
    Tageblatt / Escher Tageblatt = Journal d'Esch. Zeitung fir Lëtzebuerg
    Noms utilisés
    Hélène Tyrtoff
  • Titre des périodiques
    transkrit. Revue littéraire - Zeitschrift für Literatur
    Noms utilisés
    Hélène Tyrtoff

Études critiques

Distinctions

Archives

  • CNL AU-203
  • CNL L-323
Citation:
Nicole Sahl, « Hélène Tyrtoff », sous : , mise à jour du 14.04.2026, consulté le .