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Photo : Marguerite Mongenast-Servais


Photo :
© CNL L-346

Marguerite Mongenast-Servais

Maisy Mongenast-Servais ; Meisy Mongenast-Servais ; Marguerite Servais [né(e)]
Weilerbach () Nancy ()

Pseudonymes : alte Barbara (Die) ; alte Köchin (die) ; aufmerksame Beobachterin (Eine) ; Barbara ; Barbara, Anti-Kratzfuß ; Barbara die Demütige, die überall zu schnüffeln hat ; Freidenkerin M.M. ; Genossin M. ; ..i.. ; Margherita ; Meis aus âlem Nascht (Eng) ; Meisy ; M.M. ; M.M-S ; Teufelsleserin ; Y. ; Y...m ; Y, Republikanerin ; Ysiem

Marguerite Mongenast-Servais est la petite-fille d’Emmanuel Servais, la sœur de Franz Servais et une parente de Félix Servais. Elle passe son enfance à Weilerbach. Après avoir fréquenté l’École supérieure pour jeunes filles Sainte-Sophie à Luxembourg, elle suit les cours de l’École Notre-Dame de Sion à Paris. En 1902, elle se marie avec Paul Mongenast et le suit à Luxembourg-ville.

Marguerite Mongenast-Servais a fait preuve d’un engagement social conséquent et a été membre de maintes associations de la gauche libérale, telles que la Libre pensée, l’Association luxembourgeoise pour l’incinération et l’Association d’éducation populaire de Hollerich. Le sort des enfants et des adolescents l’interpellant plus particulièrement, elle s’engage au sein de la Crèche de Luxembourg, de l’Œuvre des colonies de vacances et du mouvement des guides. En 1915, elle exerce le patronage de la première troupe de guides et en 1916 préside la Fédération des guides du Luxembourg, qui devient plus tard l’AGGL. Pour les guides, elle écrit en 1916 le Guide-Lid. En tant que membre de l’Association pour les intérêts de la femme, elle milite pour le droit de vote des femmes. En 1918, elle lance avec d’autres femmes, à l’intention des députés, une pétition en faveur du suffrage universel.

Politiquement, Marguerite Mongenast-Servais était socialiste. De 1918 à 1921 elle assume la charge de secrétaire du parti. En tant que membre de l’Action républicaine, elle revendique l’abolition de la monarchie et l’introduction de la république. Quand, en 1919, le Comité de salut public proclame l’éphémère République du Luxembourg, Émile Servais, son père, se met à disposition comme président à la demande de sa fille.

Par ailleurs, Marguerite Mongenast-Servais s’est intéressée à la littérature. Elle était adepte du mouvement Ido, présidé au Luxembourg par l’instituteur Henri Meier, et a milité dans deux mouvements diamétralement opposés. D’une part, dans la section luxembourgeoise du mouvement d’avant-garde français Clarté d’Henri Barbusse et Victor Cyril, qui se définit comme Internationale de la pensée et comme Ligue de solidarité intellectuelle pour le triomphe de la cause internationale, qui comptait parmi ses membres Frantz Clément, Joseph Kolbach, Nicolas Konert, Pol Michels et Nicolas van Wervecke. D’autre part, Marguerite Mongenast-Servais était membre de la Nationalunio’n de Lucien Koenig. Elle s’est fait remarquer aussi bien par des poèmes antimilitaristes et pacifistes, tel Der Kriegsgott tobt, que par des poèmes plutôt contemplatifs, comme Sche’nt Sauerdal ou Hierschtvisio’n, dans lesquels la vallée de la Sûre est évoquée dans un envol pacifique comme contrepartie à la guerre et la forêt comme lueur d’espérance d’une paix durable. La plaquette contenant son texte en vers D’Märchen vum Kukuks É fait du bruit lors de sa parution. En s’inspirant du Vulleparlament am Grengewald de Dicks, Marguerite Mongenast-Servais présente des oiseaux qui assument le rôle des hommes. Le coucou usurpateur, par exemple, vise la Grande-Duchesse Marie-Adélaïde ; derrière les moineaux, on devine les courtisans allemands ; les corbeaux représentent le clergé ; l’aigle personnifie l’Empereur allemand ; le coq incarne la France, que les oiseaux humiliés ont priée de venir à leur secours.

Cet article est signé Germaine Goetzinger

Publications

Collaboration à des périodiques

  • Titre des périodiques
    arme Teufel (Der). Organ der sozialdemokratischen Arbeiterpartei Luxemburgs
    Noms utilisés
    Barbara, Anti-Kratzfuß
    Marguerite Mongenast-Servais
    Margherita
    Y.
    aufmerksame Beobachterin (Eine)
  • Titre des périodiques
    Natio'n (D'). Nationalistesch Revue / Rewü
    Noms utilisés
    Marguerite Mongenast-Servais
    Ysiem
  • Titre des périodiques
    Schmiede (Die)
    Noms utilisés
    Marguerite Mongenast-Servais
    Genossin M.
  • Titre des périodiques
    Zeitung für kleine Leute
    Noms utilisés
    Marguerite Mongenast-Servais
    Y.

Études critiques

Membre

  • FNEL = F.N.E.L. Fédération nationale des éclaireurs (et éclaireuses) luxembourgeois
  • Freidenkerbund = Libre Pensée luxembourgeoise
  • Ido-Bewegung
  • Nationalunio'n - Letzeburger Nationalunio'n
  • Verein für die Interessen der Frau
  • Volksbildungsverein = Allgemeiner Volksbildungsverein für das Großherzogtum Luxemburg = Association d'éducation populaire

Archives

Citation:
Germaine Goetzinger, « Marguerite Mongenast-Servais », sous : , mise à jour du 10.05.2021, consulté le .